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26 Déc. 2016 – 09:00 – Par Elise M

Le Celtic, encore un peu trop vert

Le Celtic avait à cœur de célébrer de belle manière le 50e anniversaire des Lisbon Lions, vainqueurs de la Coupe des clubs champions en 1967. Si l'objectif n'a pas été totalement atteint, tout n'est pas à jeter, loin de là. Le récap' de l'aventure européenne du Celtic saison 2016-2017, c'est ici.

Cet été, le Celtic a changé. Après deux ans de Ronny Deila, le club de Glasgow a fait appel à Brendan Rodgers. Un autre standing. Si les résultats domestiques devraient être, au minimum, identiques, c’est sur la scène continentale qu’était attendu l’entraîneur nord-irlandais. Après deux saisons sans jouer les phases de groupe de la Ligue des Champions, il fallait absolument atteindre ce palier et ensuite, en fonction du tirage au sort, aller le plus loin possible.

Les tours préliminaires, des pièges évités de justesse

A cause du faible coefficient UEFA de l’Ecosse, le champion en titre doit entrer en course dès le deuxième tour. Du coup, le Celtic a droit à Lincoln Red Imps, une équipe de Gibraltar. Un cadeau pense-t-on. Et, visiblement, c’est aussi ce que pense Rodgers, dont c’est le premier match officiel, au vu des titulaires lors du match aller qui a lieu sur le rocher : Ryan Christie, Saidy Janko (remplaçants voire en tribune sous Deila) et Moussa Dembélé, alors plutôt inconnu en Ecosse.

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Scott Brown et ses coéquipiers ont la tête basse après le match aller à Gibraltar, à juste titre

Sauf que, face à des pompiers, policiers ou chauffeurs de taxi qui avaient travaillé le jour du match, les Bhoys se plantent magistralement (défaite 1-0). Certes, ils touchent trois fois les montants et mettent une énorme pression en fin de rencontre. Mais une énième erreur d’Efe Ambrose, maître ès bourde, la contre-performance de l’ensemble des joueurs et une équipe de Lincoln qui joue sa vie font que le Celtic est en très mauvaise posture et est la risée de tout le monde.

Au match retour, le Celtic remet les pendules à l’heure (victoire 3-0) avec une équipe en partie remodelée. Mikael Lustig, Leigh Griffiths et Patrick Roberts permettent aux Celts de sauver la face et, surtout, de se qualifier pour le troisième tour, où ils affrontent Astana, un club kazakh.

Moussa Dembélé sauve le Celtic du désastre et entre déjà dans le cœur des fans

Là encore, le Celtic se fait très peur. Astana ouvre le score et touche la barre avant que Griffiths n’égalise dans le dernier quart d’heure. Craig Gordon préserve le nul à lui tout seul en toute fin de rencontre. Au match retour, Roberts se blesse au bout d’une demi-heure. Heureusement, les Hoops peuvent compter une nouvelle fois sur Griffiths pour marquer, sur penalty. Mais Astana revient à 1-1. Le Celtic domine mais doit attendre une faute sur Dembélé dans la surface à la 92e pour enfin se propulser en barrages. Le Français ne tremble pas et inscrit son premier but pour le Celtic.

C’est l’Hapoel Beer-Sheva qui est le dernier obstacle avant la phase de groupe. A Glasgow, le Celtic prend un avantage certain après un match globalement maîtrisé et cinq buts : doublé de Griffiths, Tom Rogic, Dembélé, Scott Brown. Toutefois, le club israélien met deux buts en deux minutes, prouvant que le champion d’Ecosse est encore fragile.

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Leigh Griffiths est en pleine bourre en ce début de campagne et ça ravit Brendan Rodgers

Au retour, le Celtic retombe effectivement dans ses travers. Une faute de Janko offre un penalty à l’Hapoel Beer-Shiva. Gordon le sort mais est abandonné par sa défense quelques minutes plus tard. Pire, une mésentente entre Janko, encore lui, et Gordon permet aux Israéliens de revenir à un but sur l’ensemble des deux matches. Le Celtic parvient à garder ce maigre écart (défaite 2-0) et se qualifie enfin pour la phase finale. Rodgers a rempli l’objectif.

Des débuts très contrastés face à deux monstres

Le Celtic tombe dans le groupe C avec le Borussia Mönchengladbach, Manchester City et le FC Barcelone (comme en 2013-2014). Le premier match a lieu contre ces derniers, au Camp Nou, trois jours après avoir écrasé les Rangers 5-1 en championnat.

En 2013, le Celtic était revenu de Catalogne avec un 6-1 dans les valises mais tout le monde se souvient davantage de la sublime victoire 2-1 à Celtic Park en 2012. C’est bien évidemment cet événement qu’espèrent reproduire les joueurs. Le rêve tourne cependant vite au cauchemar.

Trois minutes après le coup d’envoi, Lionel Messi ouvre le score. Le Celtic réussit à limiter la casse et obtient même un penalty. Moussa Dembélé, sur un nuage après son triplé lors du Old Firm, se présente face à Marc-André ter Stegen et… se loupe, le gardien allemand repoussant le tir. Le Celtic paye immédiatement la note en encaissant un deuxième but où sa défense est à la rue.

during the UEFA Champions League Group C match between FC Barcelona and Celtic FC at Camp Nou on September 13, 2016 in Barcelona, Spain.
Les Hoops sont complètement dépassés par les Barcelonais

Le Barça domine outrageusement mais doit attendre la 50e minute et un superbe coup-franc de Neymar pour marquer un troisième but. Le Celtic coule ensuite avec deux buts encaissés en deux minutes. Puis, Luis Suárez s’amuse du duo Erik SviatchenkoKolo Touré avant de faire de même avec Mikael Lustig. 7-0, le score est lourd mais logique. Les Ecossais n’ont été que des plots d’entraînement, n’offrant aucune opposition physique.

Au match suivant, le Celtic doit absolument se reprendre. Mais affronter Manchester City, même à Celtic Park, ce n’est pas du gâteau. Rodgers décide de revenir à une configuration plus habituelle en abandonnant le 5-4-1 pour jouer en 4-2-3-1. Le gardien Dorus De Vries, Cristian Gamboa et Patrick Roberts cèdent leur place à Craig Gordon, Tom Rogic et James Forrest, alors en pleine bourre. Le Celtic sort d’une impressionnante victoire 6-1 contre Kilmarnock avec des buts de son quatuor offensif (Dembélé, Forrest, Rogic, Scott Sinclair) mais City a jusqu’ici remporté tous ses matches.

Face à Manchester City, Moussa Dembélé se révèle aux yeux de l’Europe

Dans un Paradise bouillant, les hôtes débutent idéalement. A la 3e minute, un coup-franc de Sinclair trouve Forrest qui centre en première intention. Erik Sviatchenko coupe la trajectoire avec sa tête, la balle rebondit sur Dembélé et finit au fond des filets. City égalise toutefois neuf minutes après, suite à une saute de concentration de la défense du Celtic. A la 20e, une belle ouverture de Rogic permet à Kieran Tierney, qui fête son 50e match en pro, de centrer. Seul Raheem Sterling touche la ballon et redonne, malgré lui, l’avantage aux Bhoys. Mais, dans ce match fou, l’ailier anglais se rattrape huit minutes plus tard en se jouant de ce même Tierney. 2-2 à la mi-temps.

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Moussa Dembélé, déjà très populaire, rentre encore davantage dans le cœur des supporters du Celtic

Le Celtic veut plus qu’un nul, poussé par son superbe public. A la 47e, un centre de Tierney, encore lui, n’est pas repoussé par Aleksandar Kolarov et arrive sur Dembélé. L’attaquant contrôle du genou, se retourne et trompe Claudio Bravo. Un but magnifique, auquel la défense de City a participé par sa… non-présence. Cependant, l’histoire se répète une troisième fois lorsque Nolito égalise à la 55e. City presse énormément mais le Celtic résiste et arrache le point du nul.

Ce résultat est largement mérité au vu de la prestation collective. Les cadres comme Scott Brown (malgré sa perte de balle sur le but de Sterling), Nir Bitton ou Tom Rogic ont été plus qu’à la hauteur, avec notamment 91% de passes réussies par Brown et 85% pour Bitton, tandis que les deux ailiers, Forrest et Sinclair, ont posé bien des problèmes à la défense anglaise. A la pointe de l’attaque, Moussa Dembélé, outre ses deux buts, a très bien joué de son physique. Seule la défense a été un peu trop souvent prise à défaut, sur le côté de Tierney surtout. Mais la solidarité défensive a permis de récolter un point.

La leçon allemande

Lors de la 3e journée, le Celtic reçoit le Borussia Mönchengladbach, alors en difficulté en Bundesliga et sans plusieurs de ses cadres. L’équipe écossaise aligne elle le même onze que face à City. Pourtant, c’est un match bien différent qui se déroule.

Si la première période voit Graig Gordon s’employer à de nombreuses reprises et Kolo Touré faire plusieurs interventions cruciales, le Celtic tient le nul malgré la nette domination du Borussia, bien plus direct et précis. Scott Sinclair a même raté une énorme occasion sur une superbe ouverture de Tom Rogic. Mais, au haut niveau, la moindre erreur est fatale et, encore une fois, le Celtic en commet.

Peu avant l’heure de jeu et alors que le Celtic est un peu mieux, Touré tente de protéger la balle dans sa surface pour obtenir une sortie de but mais la perd au profit de Lars Stindl qui ne se pose aucune question et trompe Gordon entre les jambes. Vingt minutes plus tard, Touré fait une mauvaise passe et André Hahn inscrit le deuxième but. Soirée cauchemardesque pour le défenseur de 35 ans, qui condamne quasiment à lui seul tout espoir ou presque de qualification pour les tours éliminatoires.

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Kolo Touré peut être dépité : ses deux erreurs coûtent très certainement une place en 1/8e de finale

Il ne faut toutefois pas tout mettre sur le dos de l’ancien joueur de Liverpool. Avec un seul tir cadré, difficile de voir le Celtic repartir avec au moins un point. Les latéraux Lustig et Tierney ont été rendus muets offensivement alors que Dembélé a été trop maladroit dans la construction (68% de passes réussies). De même, Bitton et Rogic n’ont pas eu le rendement attendu.

Le Celtic joue de malchance…et de maladresse

En Allemagne, le Celtic n’a plus le droit à l’erreur. Avec un point, contre trois pour le Borussia, il faut l’emporter pour y croire encore. Rodgers propose une équipe avec quelques différences : Stuart Armstrong, devenu indispensable au milieu, prend la place d’un Bitton en perte de vitesse, Emilio Izaguirre a récupéré son poste d’arrière-gauche suite à la blessure de Tierney, et Cristian Gamboa est titulaire comme latéral droit avec Lustig et Sviatchenko en défense centrale.

Les Hoops offrent un tout autre visage, porté par un Scott Brown au meilleur de sa forme (une présence rassurante devant la défense, 99% de passes réussies et le joueur qui a le plus tenté de passes). Plusieurs occasions sont créées, notamment un tir enroulé de Scott Sinclair qui atterrit sur le poteau. Mais ce sont bien les Allemands qui ouvrent le score avec, de nouveau, Lars Stindl qui profite de la passivité de la défense du Celtic. Le Borussia touche aussi les montants.

Dembélé obtient un penalty dans le dernier quart d’heure. Le souvenir de son penalty raté contre Barcelone est dans toutes les têtes sauf la sienne et il égalise, plein de sang-froid. En fin de rencontre, les remplaçants Patrick Roberts, Callum McGregor et Liam Henderson apportent du danger mais ne parviennent pas à marquer, comme sur cet énorme raté de McGregor pourtant idéalement lancé par Roberts.

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Callum McGregor, en tirant à côté, vient de laisser s’envoler les derniers espoirs de Ligue des Champions

Le résultat est plutôt logique même si le Celtic a légèrement dominé. Les joueurs ont su élever leur niveau, comme Dembélé, bien plus utile dans le jeu, ou Lustig. On peut cependant regretter le faible nombre de tirs cadrés (2) et le non-match de James Forrest, invisible sur son côté droit. Il n’en reste pas moins que le Borussia a su faire déjouer par deux fois le Celtic. Une douche froide pour certains observateurs qui se sont rendus compte de la différence entre les deux championnats, malgré la situation respective des deux clubs.

Une sortie honorable

Avec deux petits points, le Celtic n’a même plus son destin entre les mains pour tenter de finir troisième et ainsi accrocher l’Europa League. Face à Barcelone, le Celtic n’a pratiquement aucun espoir. Ne pas finir avec un 7-0 serait déjà synonyme de progression. Au lieu de remettre le 5-4-1 inefficace du premier match, Rodgers s’en tient à son 4-2-3-1 avec la nouvelle charnière centrale Jozo ŠimunovićErik Sviatchenko, qui semble être la définitive. Seul véritable changement, le choix de Callum McGregor comme ailier droit, à la place de James Forrest, jugé moins bon pour les tâches défensives.

Dès les premières secondes, les Bhoys ont montré qu’ils ne seraient pas des victimes expiatoires cette fois. L’intense pressing effectué par tout le groupe a embêté le Barça durant un bon moment avant que, petit à petit, la fatigue et la résignation prennent le dessus. Certes, Lionel Messi marque à la 24e, profitant d’un trou béant dans la défense, et Luis Suárez passe tout proche d’inscrire le deuxième but, Craig Gordon réalisant un arrêt extraordinaire.

Le Celtic fait mieux que résister mais un premier nuage apparaît avec la blessure de Sinclair, sorti à la mi-temps. Puis Moussa Dembélé rate une énorme occasion. Sur un centre de Forrest, Dembélé prend le meilleur sur Sergio Busquets et est idéalement placé mais sa tête manque cruellement de puissance et ter Stegen se saisit aisément du ballon. Encore une fois, Dembélé est passé à côté de remettre son équipe sur les bons rails. Comme d’habitude, cela se paie cash et Barcelone porte le score à 2-0 sur un penalty de Messi, après un gros câlin d’Emilio Izaguirre à Suárez.

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Emilio Izaguirre a tout tenté pour retenir Luis Suárez

Les Catalans auraient pu en mettre un troisième mais trouvent le poteau. Le Celtic s’en sort donc bien. Dominé mais pas écrasé, battu mais pas abattu. Certes, les huitièmes de Ligue des Champions se ferment et la Ligue Europa est quasiment inaccessible (le Borussia a trois points de plus et une bien meilleure différence de buts). Mais les Celts ont prouvé qu’ils avaient appris de leurs erreurs à l’image de Scott Brown, bien plus agressif. La bonne surprise est venue de Jozo Šimunović qui, pour sa première en Ligue des Champions, a été le meilleur des quatre de l’arrière-garde. Egalement, James Forrest a fait une entrée très convaincante.

Une dernière qui montre les progrès effectués en quelques matches

Le dernier match, l’extérieur, est synonyme d’adieu à l’Europe jusqu’en juillet prochain. Face à Manchester City, le Celtic arrive le couteau entre les dents, sûr de lui. Pep Guardiola a mis sur pied une équipe très remaniée alors que Brendan Rodgers a misé sur la stabilité à part pour les ailes puisque Patrick Roberts, prêté par City, débute à droite avec Forrest à gauche, en l’absence de Sinclair.

Et ça commence très bien avec l’ouverture du score dès la 4e minute par Roberts, avec un solo qui élimine Gaël Clichy et le tacle de Tasin Adarabioyo. City réplique quatre minutes plus tard avec Kelechi Iheanacho, qui réussit à s’infiltrer entre Šimunović et Sviatchenko. Le Celtic tient la dragée haute aux Anglais, se procurant quelques belles occasions, malheureusement toutes gâchées par Moussa Dembélé qui réalise l’un de ses pires matches notamment dans ses premières touches de balle.

A la 51e, un miracle se produit : Gary Mackay-Steven apparaît sur une pelouse pour jouer. De quoi rendre la soirée encore plus belle. L’ailier réalise d’ailleurs une excellente entrée, amenant de la percussion et offrant une superbe balle de but à Leigh Griffiths, qui tire juste à côté. GMS, bien lancé par Stuart Armstrong, perd ensuite son face-à-face avec Willy Caballero. 1-1, score final. Le Celtic aurait même pu l’emporter que cela n’aurait pas été volé (un penalty a d’ailleurs été oublié).

Au milieu, Armstrong et Brown ont régné en maîtres, l’un étant partout sur le terrain, l’autre effectuant un énorme travail devant la défense. Les deux ailiers titulaires, Roberts et Forrest, ont aussi beaucoup apporté grâce à leurs courses, notamment celle où Forrest a dribblé trois adversaires. Tom Rogic a été le plus en retrait, même s’il a surtout brillé dans le pressing. Seule vraie déception, Dembélé, sur une pente descendante depuis quelques temps. Tout ce qu’il a entrepris a été raté, de ses contrôles à ses tirs. Embêtant au très haut niveau.

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Patrick Roberts a profité de ce match pour montrer à Guardiola l’étendue de son talent

Le bilan

Le Celtic termine donc cette campagne avec trois points, soit autant que lors de sa dernière apparition européenne en 2013-2014. Les huitièmes de finale étaient sans doute un objectif trop relevé dans ce groupe mais l’Europa League aurait été envisageable s’il y avait eu moins d’erreurs individuelles défensivement.

Si, en championnat, le turn-over en défense à la recherche de la meilleure paire centrale n’a pas été un problème, la Ligue des Champions a très (trop) régulièrement rappelé que la moindre erreur est fatale. L’expérience de Kolo Touré, qui aurait dû le protéger de ce genre de choses, n’a pas beaucoup servie et c’est finalement le plus jeune qui s’en est le mieux sorti : Jozo Šimunović.

Scott Brown a montré qu’en plus d’avoir retrouvé son niveau d’antan, il était capable de se sublimer encore en Europe. Un vrai bonus pour le Celtic car son incessante activité devant la défense et ses cassages d’attaques adverses ont évité bien des problèmes supplémentaires à l’arrière-garde. Son taux de 96% de passes réussies (le meilleur parmi ceux ayant tenté plus de 400 passes, juste derrière Thiago Silva) est certes gonflé par ses nombreux échanges avec les DC. Mais il démontre une maîtrise certaine. A ses côtés, Stuart Armstrong a lui prouvé qu’il a franchi un énorme palier avec Rodgers, y compris au plus haut niveau, allant jusqu’à prendre indiscutablement la place de Nir Bitton. Ce duo, sans équivalent en Ecosse, est dorénavant indispensable.

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Stuart Armstrong s’est métamorphosé sous Brendan Rodgers, pour le plus grand plaisir du Celtic

Offensivement, la baisse de forme de Moussa Dembélé au fil des matches a pesé. Ses cinq buts ont aidé le Celtic à garder espoir et son doublé contre City restera dans les mémoires. Cependant, son cruel manque d’efficacité, notamment lors des deux derniers matches, allié à une surprenante perte de sa qualité pour les premières touches de balle ont fortement diminué les chances des Bhoys de renverser une situation mal embarquée. Pour une première, il s’en sort toutefois avec les honneurs et nul doute qu’il va s’améliorer au contact de Leigh Griffiths notamment.

Comme collectif, le Celtic a sans conteste progressé, entre l’équipe complètement dépassée au Camp Nou à celle proche de battre Manchester City sur sa pelouse en passant par le second match contre le Borussia. Plus appliqués, les joueurs ont aussi bénéficié… du temps : Rodgers a trouvé son système de jeu et ses hommes mais cela a forcément été long à se mettre en place de manière efficace.

Le Celtic va se qualifier facilement pour la Ligue des Champions 2017-2018. L’objectif est désormais de continuer à jouer une compétition européenne au-delà de décembre. Tout dépendra évidemment des adversaires lors des tours préliminaires et en phase finale mais, en tablant sur le fait que Rodgers gardera la même équipe voire la renforcera, le Celtic peut viser une place en huitièmes de finale. La dernière fois que le club de Glasgow a atteint ce stade, c’était lors de la saison 2012-2013. Une éternité.

 

NB : toutes les statistiques proviennent du site de la Ligue des Champions.

Commentaires sur “Le Celtic, encore un peu trop vert”

  1. Résumé assez fidèle a ce que j’ai ressenti…Ce groupe était trop relevé pour un retour en LDC, avec un nouveau système de jeu…Mais si le board mise sur le stabilité avec uniquement 2/3 recrues (un gros DC type Van Dijk, un ARG, un attaquant pour remplacer Dembélé qui partira l’été prochain), et le club pourrait franchir un pallier.. Les points uefa gagnés en passant en phase de poules protégera peut-être un peu le Celtic en matchs préliminaires, mais en LDC, il tomberaient de nouveau sur un groupe très relevé! Esperons que s’ils se qualifient, ils éviteront enfin le Barça!

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