Thomas Beaurepaire

24 Jan. 2016 – 09:30 – Par Alexandre.J

Thomas Beaurepaire : « Quand j'ai annoncé à mes parents que je partais, c'était pour le foot et rien d'autre »

Jeune gardien de 21 ans rempli d'abnégation, Thomas Beaurepaire a quitté la France cet été pour tenter de toucher son rêve du doigt : vivre de sa passion. C'est ainsi qu'il a atterri à Goole AFC, petit club de D8 non loin de Leeds, où il espère progresser avant d'attaquer de nouveaux défis. Rencontre.

Ses débuts en Loire-Atlantique

J’ai commencé le foot dans un petit club de la région nantaise. J’y suis resté deux ans avant d’être repéré à un stage d’été. Je suis arrivé à Orvault Sports par l’intermédiaire de Sébastien Arrouet, un entraîneur qui m’a ensuite suivi jusqu’à mes 16 ans. Dans le même temps, j’ai intégré une section sport-étude à La Colinière, à Nantes. Mickaël Landreau et Guy Rolland N’dy Assembé sont passés là-bas. Je n’avais que 13 ans. Moi, mon but, c’était juste de jouer au football tous les jours (rires)

Ça m’a permis de vraiment bien progresser, et de faire des sélections départementales et régionales, mais j’ai échoué avant le dernier tour qui emmenait à Clairefontaine. C’est un petit peu le mauvais souvenir de cette époque. J’ai aussi fait deux entraînements avec les U17 nationaux du FC Nantes, qui se sont révélés infructueux.

Par la suite j’ai continué à Orvault, tout en intégrant le sport-étude régional d’Angers. Là, c’était composé à 70% de joueurs du SCO Angers. J’y ai croisé Sofiane Boufal. Le centre de formation à Angers n’était pas structuré à l’époque, donc ils formaient surtout par l’intermédiaire du sport-étude. Après, sans te mentir, je n’ai pas côtoyé tout ça longtemps. Je suis parti au bout d’un mois environ. J’avais déjà fait deux ans d’internats, j’étais parti de chez moi à 13 ans. Là, c’était vraiment un esprit centre de formation, et mentalement je n’étais vraiment pas prêt. Je suis reparti dans un cursus scolaire général en revenant dans la « normalité », on va dire. Et j’ai continué avec Orvault jusqu’en DSR (ndlr, équivalent à la D7).

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Thomas n’a pas hésité à quitter son cocon de la région nantaise pour tenter l’aventure au nord de l’Angleterre.

L’aventure outre-Manche, sur les traces de Grégory Tadé

Le choix de l’Angleterre ? En fait, Grégory Tadé (ndlr, maintenant au Steaua Bucarest, Tadé a commencé sa carrière en Écosse, où il a passé sept années) a joué à Orvault plus jeune. Je ne l’ai pas connu vraiment, mais quand je suis arrivé en stage il m’entraînait. Il avait un œil sur moi et on a toujours continué à parler, on est restés amis sur Facebook. Vers l’âge de 17 ans, quand j’ai vu son parcours en Écosse, je me suis dit « C’est bon, je le fais ». De là, j’ai décidé de finir mes études et mon bachelor de commerce et de partir faire pareil trois ans plus tard.

Quand j’ai vu son parcours en Écosse, je me suis dit « C’est bon, je le fais »

Ici en France, la Non-League n’est vraiment pas considérée, mais si tu pars de National League (ndlr, la D5 anglaise) tu as carrément moyen de percer. Quand je vois que Crystal Palace a recruté un joueur qui venait de D9 ou D10 ! (ndlr, en février 2015, Keshi Anderson, attaquant de 20 ans, a signé en provenance de Barton Rovers, club de D8).

La trajectoire de Greg Tadé, parti d’Orvault pour l’Écosse, a motivé le jeune gardien.

Des essais à droite à gauche

Quatre mois avant mon départ, j’ai commencé à chercher des clubs. Au début, je me suis basé sur un équivalent DSR, du genre D6/D7. J’ai contacté des clubs de ce niveau mais ça ne répondait pas trop. J’ai quand même eu Curzon Ashton, un club de D7, maintenant promu en D6, qui m’avait dit « Oui, tu peux nous recontacter quand tu seras là », mais finalement je n’avais pas eu de retour. J’ai donc dû tabler sur des clubs de niveau inférieur. J’avais quatre réponses positives de clubs situés dans le nord de l’Angleterre, aux alentours de Leeds. J’ai donc pris mon sac et je suis parti faire mes essais.

J’aurai pu partir à Londres, mais j’ai pensé à l’aspect financier. Si je me lançais dans l’aventure semi-pro, avec ce que j’allais gagner et sans contacts sur place, je n’aurais jamais pu vivre là-bas. Puis sportivement, je me suis dit qu’avec le nombre d’étrangers qui tentent leur chance dans la zone, je n’aurais pas fait la différence.

Londres ? Si je me lançais dans l’aventure semi-pro, avec ce que j’allais gagner et sans contacts sur place, je n’aurais jamais pu vivre là-bas.

Mes essais, je m’en souviens très bien. Je suis arrivé le dimanche 5 juillet, et le mardi suivant j’ai fait un test à Ossett Albion (D8), au sud de Leeds. Eux, le coach m’a directement dit « J’ai déjà mon gardien numéro 1. » Il venait de National League donc c’était pas la peine de tester. Je venais pour faire une saison pleine. Le lendemain, je vais à Shaw Lane Aquaforce (D8), un club très riche au nord de Sheffield, avec un propriétaire blindé. Ils sont troisièmes actuellement d’ailleurs. Là, pareil : leur gardien avait joué en League Two il y a deux ou trois ans je crois. À la fin de l’entrainement, le coach ne me calculait pas donc j’ai rayé de la liste.

Le jeudi suivant, je me rends encore dans un autre club, Brighouse Town (D8). Je fais un entraînement et c’était un spécifique gardien. À la fin, je parle avec les coachs et ils me demandent si je suis chaud pour jouer avec la réserve. J’hésite, mais je dis « Ouais pourquoi pas, on sait jamais si ça peut m’amener plus haut ». Puis finalement, je refuse car j’avais un autre essai le jour du match à Goole AFC (D8). Ici, tout c’est super bien passé. Après vingt minutes d’entraînement, le coach vient me voir et me propose de faire un match de pré-saison quelques jours après. On perd 2-1, mais je fais un gros match et il me dit qu’ils veulent me signer.

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Le Mariligérien a vite goûté aux charmes de la Non-League.

Signature à Goole AFC et rencontre avec les arbitres anglais

J’ai commencé la saison numéro deux, car le coach avait déjà son numéro un. Il a été bon, mais il n’a pas fait de gros, gros match. Donc j’ai eu ma chance dans un match de coupe contre Sheffield FC, un club à gros moyens qui est le plus ancien du monde d’ailleurs, le genre qui fait des amicaux contre la réserve du Borussia Dortmund et compagnie (rires). Je joue le premier match, et je suis vraiment bon. On fait 1-1 et en replay on gagne 3-0. À partir de ce moment-là, je n’ai plus quitté ma place.

Ensuite je me suis blessé. Je me suis fait casser le nez en match contre Stafford Rangers, lors d’un duel avec un attaquant. Je sors dans les pieds, et il n’enlève pas sa semelle et me l’aligne dans le nez. Fracture, donc je peux dire que je connais bien les hôpitaux anglais (rires). Le pire, c’est que le type n’a même pas pris de carton. C’est le foot anglais ! D’ailleurs, franchement les arbitres ici… Déjà qu’en France je ne les trouvais pas top mais alors ici, c’est une catastrophe, c’est vraiment un truc de fou (rires).

Plus tard, sur un coup-franc, je sors, je boxe la balle et un de leurs joueurs me met un grand coup de coude dans les côtes. Je me relève, je mets juste une petite claque derrière la tête et il tombe. Je me dis « Putain, il m’a eu ».

Un coup, j’ai pris un rouge. C’était fin novembre, et dis-toi que je n’ai pas rejoué depuis, entre la suspension et la météo. Les matchs sont annulés constamment, ça n’est pas une légende, je m’entraîne mais c’est tout. Bref, on joue contre Rugby Town, troisième minute de jeu et mon défenseur se troue. L’attaquant part au but, je sors mais j’enlève mes mains car je sens qu’il va jouer le penalty. Il plonge et l’arbitre siffle péno. Là, il ne me met même pas jaune… C’était déjà incompréhensible. Dix minutes plus tard, on reprend un penalty ! J’étais déjà à bout de nerfs (rires) Surtout qu’on avait plein d’occasions.

Plus tard, sur un coup-franc, je sors, je boxe la balle et un de leurs joueurs me met un grand coup de coude dans les côtes. Je me relève, je mets juste une petite claque derrière la tête et il tombe. Je me dis « Putain, il m’a eu ». Il a été plus intelligent que moi. L’arbitre commence à me mettre un jaune, mais je comprends vite que les adversaires lui mettent la pression. Finalement il me met rouge, j’étais fou (rires). En plus je prends un savon par le manager et l’assistant car je les mets dans la merde, et je prends une amende qui est déduite de mon salaire. Ce n’est pas comme si ça venait directement de ma poche, mais ça fait chier quand même..

Thomas et son équipe de Goole AFC, qui officie en Northern Premier League Division One South, D8 locale.

Non-League, ton univers impitoyable

Les salaires sont hyper bien tenus. Tous les week-ends, on est payé. Je pense que c’est pareil quasi-partout en Angleterre. Après, on est quasiment rien payé, on est un des clubs les plus pauvres de la division. Pour te dire, je gagne £70/semaine, du 400€ par mois en gros. On est en restructuration, c’est un club qui a déposé le bilan il y a quelques années de cela. La moyenne d’âge doit être de 21 ans par exemple. On ne peut pas attirer de gros joueurs, quand à côté des clubs comme Shaw Lane payent entre £200 et £250/semaine, ça fait quasiment un SMIC au mois. Et encore, c’est hors primes (rires).

Nous, on n’a que deux joueurs qui sont sous contrat. Quand je dis sous contrat, c’est que tu es payé quoi qu’il arrive. Avant mon carton rouge, le manager m’avait dit que si je continuais ainsi ils me mettraient sous contrat, mais je n’ai pas rejoué depuis. Là ça fait six semaines que je n’ai pas joué. J’ai touché seulement deux semaines de salaire depuis, car si tu ne joues pas tu n’es pas payé ou presque.

Qui, en France, accepterait de payer 10 ou 12 pounds pour voir un match de D8 ? Ça fait 15€, tu peux aller voir quasi tous les clubs de Ligue 1. C’est ça que je trouve fou ! Vraiment c’est trop bien, c’est démesuré.

Honnêtement, c’est compliqué. On s’entraîne une fois par semaine, parce qu’on a deux matchs par semaine parfois donc le manager laisse reposer son groupe. Je trouve ça incroyable. Mais on sent quand même que c’est semi-pro dans l’environnement. Qui, en France, accepterait de payer 10 ou 12 pounds pour voir un match de D8 ? Ça fait 15€, tu peux aller voir quasi tous les clubs de Ligue 1. C’est ça que je trouve fou ! Vraiment c’est trop bien, c’est démesuré. On a des fans qui nous aiment plus qu’un club de Premier League. Ils payent un abonnement, et pour eux c’est leur sortie du week-end peu importe le niveau.

Un coup, une stadier m’a parlé et m’a fait « Honnêtement, t’es comme j’appelle un putain de bon gardien ! Ne t’en vas pas, faut pas nous lâcher ». Je me suis rendu compte à quel point c’est important pour eux. À Goole on joue devant 150, 200 personnes, à l’extérieur 400 ou parfois 500. Les enceintes elle sont assez belles, on est sur des billards en début de saison. Maintenant, c’est plus compliqué (rires).

Bienvenue au Victoria Pleasure Grounds et sa jolie piste d’athlétisme.

Niveau relevé malgré les apparences

Dans notre championnat, il y a de grosses disparités. Pour comparer à la France, je dirais que notre équipe a un niveau haut de tableau DSR. On est en bas de classement, à la 19eme place. Shaw Lane, je pense que ça ne serait pas loin de la CFA2, comme les leaders. Il y a soit des joueurs recalés des centres de formation, soit des anciens qui finissent leur carrière tranquillement. Ce qui est impressionnant, par rapport au foot français, c’est qu’ils ont quasiment tous fait un centre de formation. Le monde pro est tellement important ici, entre la Premier League et la Football League.

Dans mon équipe il y en a qui sont passés par les academies de Sheffield Wednesday, Sheffield United, Barnsley, Blackpool, Blackburn… Ce ne sont pas des petits clubs non plus. Mais comparé à certains ce n’est rien. Pour rester sur l’exemple de Shaw Lane, il y a Adam Priestley qui est international à Gibraltar (ndlr, que Hat-Trick a interviewé en novembre 2014, lorsqu’il jouait à Farsley).

En FA Cup, on s’est fait sortir par Bamber Bridge. Je jouais contre des mecs qui ont joué… (il soupire) Un attaquant qui a joué à Blackpool, et Jon Macken qui a 38 ans et a joué à Manchester City. Et quand ces mecs-là tirent les corners, tu sens la différence de niveau par rapport aux petits jeunes des centres. Les corners, ils allaient là et un point c’est tout (rires).

Le résumé (en HD, s’il vous plait) de Goole – Basford vaut le détour. On peut y voir quelques arrêts de Thomas et… un bel attentat sur lui à 6:10 !

Le niveau de la D8, kick & rush à l’ancienne ?

Dans le jeu c’est hyper physique. Je ne me suis jamais fait rentrer dedans comme ça. Je n’ai pas encore l’habitude, il faut que ça rentre, que je reste calme. Sur la partie technique, il y a le cliché du foot anglais kick & rush bourrin, mais la plupart des équipes franchement, ça essaye de jouer. On a les terrains pour : j’ai déjà joué sur des billards ! Sheffield FC, je pouvais dormir dessus, c’était une moquette (rires). La majeure partie des clubs ont des bons terrains, vraiment.

En fait, l’herbe est bien mais il y a parfois un problème : le terrain n’est pas plat partout. On a joué à Tividale, j’ai halluciné ! Le terrain était penché dans le sens de la largeur, un poteau était carrément plus haut que l’autre. C’est marrant, mais tu te dis « vous déconnez les mecs, c’est pas possible » (rires).

On a joué à Tividale, j’ai halluciné ! Le terrain était penché dans le sens de la largeur, un poteau était carrément plus haut que l’autre.

Je prends plus de plaisir ici maintenant. Je ne saurais pas comment l’expliquer. Peut être parce que je suis beaucoup sollicité. En France, c’est souvent plus serré, sur des petits scores. Là, on a des buts à tous les matchs. Ça me permet de me mettre en évidence aussi. Enfin pas le fait de prendre beaucoup de buts (rires). Bon, j’ai fait peu de clean sheets mais je prends plus de plaisir ici en tant que gardien.

En plus, ça se passe plutôt bien : premier match de championnat que je joue, mi-septembre, et j’ai été élu homme du match, contre Basfrod United. Je fais vraiment un gros match et les fans m’avaient élu Man of the match sur Twitter. J’ai aussi eu droit à un article, après une victoire 1-0 a l’extérieur à Tividale. Le journal local m’avait consacré une demi-page avec une photo de moi, ça fait vraiment plaisir.

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Dans la journal local. La classe internationale.

La vie dans le Nord, entre football et McDo’

En fait Leeds, je me suis dit naïvement que j’allais arriver dans une petite ville. Finalement, je me suis renseigné et j’ai vu que c’était la troisième plus grande ville d’Angleterre. Ma copine et moi, on vit à Bradford, qui a été élue il y a peu de temps pire ville d’Angleterre à habiter (rires). Après, j’ai un très bel appart pas trop cher. Sinon, la vie là-bas, au niveau de la langue je ne maîtrisais pas trop, j’étais pas terrible. Là, j’ai bien progressé. Même si je fais des erreurs on me comprend. Et les Anglais sont assez indulgents, même s’ils n’ont pas vu trop de Français par ici (rires).

Je suis un gardien qui communique beaucoup, et j’étais frustré quand je suis arrivé car je n’avais pas le vocabulaire adéquat. Ça rentre, mais j’ai moins d’automatisme qu’en français. Pa rapport à ça, le manager m’a vraiment fait confiance. Je suis le seul étranger, donc niveau communication, il y a la barrière de la langue. Je me demande d’ailleurs comment les pros font pour s’intégrer si vite et si bien. Moi, j’avais un niveau licence et j’ai eu du mal, alors ceux qui ont arrêté l’école plus tôt pour se consacrer au foot… Je dis respect, ça ne doit pas être facile.

Je partage le foot avec mes heures à McDonald’s. Je bosse à mi-temps, ils sont hyper arrangeants. Quand des matchs sont reportés, je peux travailler quand je suis libre, et lors des matchs ils me laissent à disposition. Pour l’entraînement, je vais aussi régulièrement à la gym. C’est le jeu qui veut ça, il va falloir que je devienne solide si je veux pouvoir gravir les échelons.

Je ne voulais juste pas avoir de regrets, et me dire à 35 ans « Putain, pourquoi j’ai pas essayé ? » On me dit que j’ai le potentiel, donc…

Ça ne me frustre pas de faire un boulot qui peut paraître en décalage avec mon niveau d’études. Ma mère m’avait parlé de ça. Mais depuis que j’ai 17 ans, je veux faire ça. Quand j’ai annoncé à mes parents que je partais, c’était pour le foot et rien d’autre. Je ne voulais juste pas avoir de regrets, et me dire à 35 ans « Putain, pourquoi j’ai pas essayé ? » On me dit que j’ai le potentiel, donc…

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Le jeune portier roule sa bosse dans le nord du pays. Parfois sur de belles pelouses, puis beaucoup moins durant l’hiver…

Objectif assumé : aller plus haut

Quand on veut te mettre sous contrat, c’est que des clubs sont sur toi généralement. Après, je ne peux pas savoir. Quoi qu’il arrive la règle c’est que le club doit le savoir en premier. Personne ne m’a jamais contacté personnellement, et je n’ai pas d’agent.

Je sens que je peux jouer plus haut. Il me manque peut être un agent et des relations. Je pensais que la mentalité anglo-saxonne était plus du genre à laisser sa chance, mais je me rends compte que quand on n’a pas le CV avec, on a un peu plus de mal. Plusieurs personnes m’ont dit que je pouvais jouer plus haut, en D6 minimum. Mon défenseur central, dans le programme de match en interview, m’avait cité dans sa réponse à une question du genre « Quel joueur de l’équipe deviendra le plus connu ?  » Après, vivre du foot… Je ne prétends pas pouvoir en vivre comme ils le font en Premier League, mais vivre du foot en étant en D4, D5 c’est carrément faisable.

Je suis ouvert à tout pour année prochaine. Mon manager le sait, je ne suis pas venu pour rester en D8. La saison se termine fin avril, je ne sais pas si je vais reprendre des vacances. En Écosse, la saison reprend plus tôt donc si j’ai des opportunités pour la pré-saison je verrais. Ici, ça bouge, ça parle pas mal. Quelques médias sont présents comme on est semi-pros, il y a des résumés vidéos à quasi tous les matchs, donc je pense qu’on peut se faire remarquer. En quatre mois, il peut se passer plein de choses…

 

Propos recueillis par Alexandre Jehannin (@Turonorum)

 

Commentaires sur “Thomas Beaurepaire”

  1. superbe entretien; souhaitons le meilleur à ce jeune joueur qui fait preuve d’ambition et de travail. Je suis allé sur le site de Goole fc , très bon site pour un club de d8.
    sinon une question de quelle façon avez-vous découvert et eu l’idée d »interviewer ce joueur?

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    • Alexandre.J

      Merci à toi ! Oh tu sais nous, dès qu’un joueurs francophone joue en Angleterre on est forcement motivé pour l’avoir en interview. Après là, c’est Romain Molina qui avait eu le contact et je m’en suis occupé.

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  2. Avez-vous déjà envisagé de faire un entretien de Yoann Barbet et Maxime Colin de Brentford; J’avais beaucoup apprécié l’entretien fait avec les désormais (ou presque) anciens Bees Diagouraga et Calvet.

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  3. panic-ambiance

    Comment l’auteur de « l’attentat » sur la vidéo peux ne pas prendre de carton rouge? Et bel article, bien évidemment.

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  4. C’est une photo d’équipe des années 60. Pas un seul black, basané dans l’équipe… et en plus une jolie blonde.

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